24/04/2015

Coucou !

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13/02/2007

Politique de l'amour : "Ce bel objet du désir"

 
AlinaReyesQuand je vois ce bel objet susceptible de se mettre à gonfler, durcir, se dresser… Comment dire ? Ça me fascine, ça m’énerve, ça me rend idiote, ça m’hébète, ça m’affame, ça me creuse, ça me rend vide, ça me fait envie… Ça me rend minuscule… Humble… Puissante… C’est trop beau, trop bon, trop étrange… Le pénis de l’amant.

Peut-être que j’aurais voulu en avoir un, moi aussi. Est-ce qu’il m’aurait paru aussi incroyablement merveilleux, agaçant ? Si j’en avais un à moi, je crois que je ne pourrais pas m’empêcher de m’amuser tout le temps avec.

Comment faites-vous, les hommes, pour arriver à penser parfois à autre chose, avec un truc si lourd, si magique entre les jambes ? S’il vous plait, soyez gentils avec votre partenaire féminine. Oubliez de temps en temps vos instincts de taureau, soyez dociles… Laissez-la jouer un peu avec votre chair…

Laissez-lui croire que toute cette mécanique est aussi à elle, qu’elle en est la Grande Machiniste, affairée au charbon avec la même ardeur, la même ivresse que si elle devait contrôler et conduire une grosse locomotive lancée à toute allure, haletante, à travers la nuit noire, juste trouée de ses braises et de ses cris sporadiques…

Je cherche des métaphores, tourne avec mes mots autour de la chose… Mais c’est qu’elle est inexprimable, peut-être. Ou bien aussitôt dite, à redire… Tout ça est affaire d’impression…

D’animal humain… Vous les hommes, avec votre pénis, vous me rendez toute petite, toute menue et potelée, toute heureuse, géante, supérieure.

Votre pénis ne vous fait pas seulement homme, il me fait femme. Je vous en prie, laissez les femmes aimer votre sexe ! Laissez-leur chercher, en plus du plaisir de leur sexe, le plaisir du vôtre !

D’accord ! Mille fois d’accord ! clame aussitôt le chœur des mâles. Mais ce n’est pas avec votre tête qu’il faut le dire. Il faut le dire avec votre corps.

La plupart du temps, vous êtes trop fier avec votre machin. Vous êtes dans la démonstration, la conquête, le qu’en-diras-tu.

Vous êtes tendus ? Parfait. Détendez-vous, vous n’en serez que mieux tendus.

Les femmes vous ont tellement réclamé le droit au plaisir que souvent vous n’avez plus qu’une obsession : les faire jouir.

C’est très gentil, mais elles ont souvent oublié de vous demander aussi de leur laisser le loisir de se servir de vous comme d’un jouet…

De vous considérer comme un jeu dont les règles ne sont pas écrites, mais à trouver…

De jouir à vous faire jouir, en somme…

Comment susciter de telles envies chez les moins imaginatives ? En vous laissant aller…

Défaillir… Que votre corps soit une arme, mais aussi un sourire grand ouvert, une prière, une béatitude… Que votre corps tout entier soit à l’image de votre pénis : appétissant, redoutable, glorieux, magnifique, mais aussi fragile, ultra-sensible, avide de caresses…

Qu’il soit une brute et un bébé…

Qu’il puisse convaincre à coups de reins et capituler sous l’emprise…

Qu’il soit chair, qu’il soit boue, argile bienfaisante, aimant se faire sculpter homme par l’esprit de la femme !

Qu’il soit pour la femme un dieu devant lequel elle s’agenouille, et qu’il en fasse la déesse qui le façonne !

Qu’il soit geyser et suintement !

Qu’il pilonne, qu’il ploie !

Quoi de plus troublant qu’un mélange de puissance virile et d’abandon langoureux ?

Je veux que mon homme sache tour à tour me maîtriser de son corps et m’offrir son corps en pâture…

Me prendre dans ses bras et se laisser prendre en main…

Qu’il soit le pieu et la friandise…

La force et la faiblesse… Je veux…

Je veux qu’il sache que je l’aime de toute sa chair, de tous ses os, de toute sa volonté. Je veux que vous arrêtiez de regarder comme une curiosité une femme qui aime votre sexe.

Je veux que vous-même aimiez suffisamment votre sexe pour la comprendre.

 

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=42673

30/06/2006

Un coup de pouce pour les "sans-abri"

27/06/2006

Un coup de pouce pour les "sans-papier"

15/04/2006

Le Dictateur

Discours final du film “Le Dictateur”
de Charlie Chaplin

 

Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, avec la haine et l’intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !

 

Schulz
Parle, c’est notre seul espoir.

Le barbier
Espoir… Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n’est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l’avons oublié.

L’envie a empoisonné l’esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent dans l’insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d’intelligence, nous ne ressentons pas assez et nous pensons beaucoup trop. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d’humanité.

Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que violence et tout est perdu.

Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l’être humain, que dans la fraternité, l’amitié et l’unité de tous les hommes.

En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants désespérés, victimes d’un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.

Je dis à tous ceux qui m’entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n’est que le produit éphémère de l’habilité, de l’amertume de ceux qui ont peur des progrès qu’accomplit l’Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront et le pouvoir qu’ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr. Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu’il faut faire et ce qu’il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail.

Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur.
Vous n’êtes pas des machines.
Vous n’êtes pas des esclaves.
Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l’amour du monde dans le cœur.
Vous n’avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n’est pas fait d’amour.
Soldats ne vous battez pas pour l’esclavage mais pour la liberté.

Il est écrit dans l’Evangile selon Saint Luc « Le Royaume de Dieu est dans l’être humain », pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir, le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir, le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.

Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l’occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.

Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n’ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs s’affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.

Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, avec la haine et l’intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !

Hannah, est-ce que tu m’entends ?
Où que tu sois, lève les yeux ! Lève les yeux, Hannah !
Les nuages se dissipent ! Le soleil perce ! Nous émergeons des ténèbres pour trouver la lumière !
Nous pénétrons dans un monde nouveau, un monde meilleur, où les hommes domineront leur cupidité, leur haine et leur brutalité.
Lève les yeux, Hannah ! L’âme de l’homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler.
Elle vole vers l’arc-en-ciel, vers la lumière de l’espoir.
Lève les yeux, Hannah ! Lève les yeux !

22/03/2006

Si...

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.

01/03/2005

Saint Exupery

"Si tu diffères de moi, frère, loin de me léser, tu m'enrichis".