04/07/2006

Liège insolite

30/06/2006

Un coup de pouce pour les "sans-abri"

27/06/2006

Un coup de pouce pour les "sans-papier"

Actions pour la Paix

Je vous invite à participer moralement et financièrement à ce super projet qui vise à sensibiliser les citoyens et les politiciens sur la nécessité et l'urgence d'une paix juste et durable au Proche-Orient.

 

Vous pouvez actionner (et voir) depuis votre PC les souffleries pour faire flotter les drapeaux israélien et palestinien sur la place du Marché à Liège et acheter une ou plusieurs actions pour financer le projet à Bruxelles.

 

http://portedelapaix.skynetblogs.be/

 

 

Explications en video :

 

 

06/06/2006

11 septembre

Pour la première fois en Belgique, la presse écrite publie un article sur la « théorie du complot » à propos des attentats fascistes et terroristes du 11 septembre 2001.

 

Merci donc au Journal du Mardi d’ouvrir une brèche dans le silence assourdissant des médias.

 

 

04/06/2006

L'américain final

Hunter S. Thompson, disparu récemment, était (et reste) une voix tonique et provocatrice de la littérature américaine. Ce coup de colère magistral et hilarant, tiré de sa correspondance, est à restituer dans le contexte de l'opposition radicale que vouait l'auteur à ceux qu'il considérait comme les fossoyeurs de l'espoir d'une Amérique des libertés, née dans l'effervescence des années 60, et bien vite massacrée par les Johnson, Nixon et consorts.

Dans le contexte politique de l'Amérique actuelle, cette voix est un écho parfaitement de circonstance.

 

JOHN WAYNE / LE REQUIN-MARTEAU (tiré de "Gonzo Highway")

Hunter S. Thompson

 

Ce pays est si fondamentalement pourri qu'un sale bigot comme John Wayne y est un grand héros national. Thomas Jefferson aurait été horrifié par un monstre tel que Wayne, et Wayne (eût-il pu effectuer le saut dans le temps) aurait été fier de pouvoir frapper à coups de crosse un «sale radical » comme Jefferson.

John Wayne est le dernier symbole avarié de tout ce qui a foiré dans le rêve américain il est notre monstre de Frankenstein, un héros pour des millions d'individus. Wayne est l'ultime «Américain» voire l'Américain final. Il bousille tout ce qu'il ne pige pas. Les ondes cérébrales du «Duke» sont les mêmes que celles qui parcourent le cerveau du requin-marteau, une bestiole si stupide et si vicieuse que les scientifiques ont abandonné tout espoir d'y comprendre quelque chose, et le décrivent comme un «archaïsme» inexplicable. Le requin-marteau, disent-ils, n'a pas évolué depuis un million d'années. C'est une bête impitoyable, stupide, qui ne sait faire qu'une seule chose : attaquer, blesser, mutiler et tuer.

La science moderne ne dispose d'aucune preuve comme quoi le requin-marteau aurait eu des ancêtres, apparemment il n'a pas non plus de descendants. Sauf que, sur cette question, la science se trompe, du moins en partie. Comme bon nombre d'espèces, le requin-marteau a évolué en changeant d'habitat. Les plus évolués d'entre eux ont quitté leur habitat marin pour apprendre à marcher sur terre. Ils ont appris à parler américain malgré leur cervelle de moineau et certains d'entre eux ont migré à Hollywood où ils ont été fort prisés en tant que figurants (voire héros) et utilisés dans des centaines de films dits de «cowboys».

Le nouveau requin-marteau faisait un cowboy parfait. Il était vicieux, stupide et ignorant de tout hormis de ses propres frousses et de ses propres appétits. Il tabassait à mort quiconque le mettait mal à l'aise, quelle qu'en soit la raison. Le requin-marteau faisait un guerrier parfait. Il défendait le drapeau. N'importe quel drapeau. Il a appris à comprendre des mots tels que «ordres» et «patriotisme», mais le secret de sa réussite était son goût immémorial pour le sang. C'est dans l'action qu'il se révéla. Mais il n'avait pas un sou de jugeote ; aussi fallait-il le guider.

Le requin-marteau était le type que vous engagiez lorsque vous vouliez buter des Indiens. Il était également disponible pour casser du nègre. Puis, plus tard, pendre haut et court les Wobblies. On lui a fourni un badge et une matraque et, aux alentours de 1960 ou peut-être même 1860 , l'Éthique du requin-marteau a été le Rêve Américain. (...)"

07/05/2006

Entre espoir et inquiétude...

 

Entre espoir et inquiétude (en plus de la rage et la colère), c’est le sentiment que j’éprouve après avoir vu et écouté ce clip de la jeune Keny Arkana.

Je vous le conseille même si vous n’êtes pas amateur de ce genre de musique. 

http://lafilleduperenoel.net/dotclear/index.php/2006/04/2...

ou ici:

http://www.dailymotion.com/video/128326

04/05/2006

"Loose Change" en français

Vous n'avez plus de raison valable pour ignorer ce film.  C'est en français, c'est fort, dérangeant, alors prenez 45 minutes pour le voir.

 

Et si vous avez un peu plus de temps, chercher sur internet, vous contaterez que ce film n'est que la partie "spectaculaire" d'un large mouvement qui conteste fortement la version officielle, truffée de mensonges et d'omissions sur le 11 septembre.

 

Pour ce qui est de la presse, je préfère m'abstenir de tout commentaire au risque de devenir vulgaire... 

 

Cliquez sur la photo and welcome in the real world.....

 

"Toute vérité franchit trois étapes: Dabord, elle est ridiculisée,ensuite, elle subit une forte opposition, puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence."

Arthur Schopenhauer

Stephen Colbert: courageux et brillant

 

Si vous ne comprenez pas l’anglais, apprenez-le !  Rien que pour écouter le discours que Stephen Colbert a tenu juste à côté de Bush .  Un régal !

 


 

http://www.democracynow.org/article.pl?sid=06/05/03/145234

http://thankyoustephencolbert.org/

15/04/2006

Le Dictateur

Discours final du film “Le Dictateur”
de Charlie Chaplin

 

Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, avec la haine et l’intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !

 

Schulz
Parle, c’est notre seul espoir.

Le barbier
Espoir… Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n’est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l’avons oublié.

L’envie a empoisonné l’esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent dans l’insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d’intelligence, nous ne ressentons pas assez et nous pensons beaucoup trop. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d’humanité.

Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que violence et tout est perdu.

Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l’être humain, que dans la fraternité, l’amitié et l’unité de tous les hommes.

En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants désespérés, victimes d’un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.

Je dis à tous ceux qui m’entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n’est que le produit éphémère de l’habilité, de l’amertume de ceux qui ont peur des progrès qu’accomplit l’Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront et le pouvoir qu’ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr. Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu’il faut faire et ce qu’il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail.

Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur.
Vous n’êtes pas des machines.
Vous n’êtes pas des esclaves.
Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l’amour du monde dans le cœur.
Vous n’avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n’est pas fait d’amour.
Soldats ne vous battez pas pour l’esclavage mais pour la liberté.

Il est écrit dans l’Evangile selon Saint Luc « Le Royaume de Dieu est dans l’être humain », pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir, le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir, le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.

Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l’occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.

Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n’ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs s’affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.

Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, avec la haine et l’intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !

Hannah, est-ce que tu m’entends ?
Où que tu sois, lève les yeux ! Lève les yeux, Hannah !
Les nuages se dissipent ! Le soleil perce ! Nous émergeons des ténèbres pour trouver la lumière !
Nous pénétrons dans un monde nouveau, un monde meilleur, où les hommes domineront leur cupidité, leur haine et leur brutalité.
Lève les yeux, Hannah ! L’âme de l’homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler.
Elle vole vers l’arc-en-ciel, vers la lumière de l’espoir.
Lève les yeux, Hannah ! Lève les yeux !

12/04/2006

11 septembre: Loose change

Il semble que ce film ait marqué plus les esprits que tous les autres sur le sujet. Rien de neuf pourtant, mais c'est vrai que même moi qui suis depuis le début convaincu que la version officielle n'est qu'une théorie du complot foireuse, je suis resté captivé jusqu'à la fin.

A voir donc absolument pour se faire sa propre opinion.

Pour visualiser le film avec sous-titre français le plus simple, c'est encore sur google Video



Loose change sur Google video



"Les questions sans réponses sont-elles plus redoutables que les réponses que personne ne remet en question ?"


22/03/2006

Si...

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.

01/03/2005

Saint Exupery

"Si tu diffères de moi, frère, loin de me léser, tu m'enrichis".

25/02/2005

Citation d'Eugène V. Debs

"Depuis bien trop longtemps les travailleurs de cette planète attendent la venue d'un Moïse qui les conduira hors de la captivité. Il n'est pas venu; il ne viendra jamais. N'attendez pas qu'un chef vienne vous libérer, car si on peut vous guider vers la liberté, alors on peut aussi vous guider vers une nouvelle prison."

22/02/2005

Citation d'Oscar Wilde

Quiconque s'est un tant soit peu penché sur l'histoire de l'humanité sait que la désobéissance est la faculté originelle qui distingue l'être humain.Ce n'est qu'en désobéissant que l'humanité à progressé, tout progrès philosophique, matériel, social est le fruit de l'interrogation, de la désobéissance et de la rébellion.

19/02/2005

Citation de Guillaume T. Raynal

"Peuples lâches, peuples stupides, puisque la continuité de l'oppression ne vous rend aucune énergie, puisque vous vous en tenez à d'inutiles gémissements lorsque vous pourriez rugir, puisque vous êtes des millions et que vous souffrez qu'une douzaine d'enfants armés de petits bâtons vous mènent à leur gré, obéissez ! Marchez sans nous importuner de vos plaintes, et sachez au moins être malheureux, si vous ne savez pas être libres".Guillaume-Thomas Raynal (1713-1796)

Bertolt Brecht, La bête intellectuelle est dangereuse.

" La question essentielle est en effet celle-ci : comment pouvons-nous devenir des bêtes dans un sens tel que les fascistes craignent pour leur domination ? Une bête, c'est quelque chose de fort, de terrible, de dévastateur. Le mot rend un son barbare. Mais croit-on pouvoir combattre la barbarie en faisant l'ange ? Ce serait vouloir parer un coup de sabre avec son poignet nu. Il faut s'en pénétrer: la bonté aussi doit blesser. Blesser la sauvagerie. (...) Comprenez-moi : je ne dis pas que nous allons tuer Hitler. Ce serait bestial mais pas intelligent. Cependant, il faut employer des armes meurtrières sinon la pègre vivra jusqu'à la fin des temps, du moins de notre temps. Comment avoir, nous écrivains, une écriture qui tue ? "

Aux USA, tout est possible...

PROCÈS Á 7 MILLIARDS DE DOLLARS CONTRE L’ADMINISTRATION BUSHUne action collective en justice des familles des victimes du World Trade Center demande 7 milliards de dollars au gouvernement américain.Stanley Hilton était un conseiller du sénateur Bob Dole. Il a personnellement approché Rumsfeld et Wolfowitz pendant des décennies. Conseiller et avocat, il représente aujourd’hui 400 familles des victimes du 11 septembre 2001.«En tant que représentant des familles des victimes du World Trade Center nous allons en justice contre Bush, Rice, Cheney, Mueller, Rumsfeld et autres, attestant qu’ils sont impliqués dans l’aide et la réalisation des attentats du 11 septembre et qu’ils en sont purement et simplement les commanditaires. Nous disposons de preuves écrites ainsi que de témoins oculaires qui démontrent, preuves à l’appui, que Bush a personnellement organisé et commandité ces attentats…»«Je connais bien Wolfowitz, Feith et d’autres dirigeants de l’administration Bush, j’ai fait mes études avec eux à l’université de Chicago dans les années 60. Le thème récurrent de ces futurs néo-conservateurs était l’avènement d’une dictature aux Etats Unis.Pour ma part, j’ai fait ma thèse sur ce sujet : «Comment amener les Etats Unis à une dictature présidentielle en fabriquant un faux Pearl Harbor». Je suis donc bien placé pour parler de la mise en place d’une dictature présidentielle. Depuis 35 ans cette idéologie a fait son chemin et elle se réalise à présent avec Bush et le 11 septembre».«C’est en connaissance de cause que nous attaquons en Justice l’administration Bush, coupable de haute trahison et de meurtre de masse sur sa propre population. L’action collective en justice des familles des victimes du World Trade Center demande 7 milliards de dollars au gouvernement américain».«Le juge de la Cour Fédérale chargé d’instruire mon dossier m’a demandé de renoncer à ce procès hors norme selon lui. Il m’a menacé de radiation alors que je suis avocat à la Cour sans problème depuis 30 ans. Il m’a sommé de ne pas faire de déclarations publiques, à la presse ou à la radio concernant ce dossier. Par ailleurs, je suis harcelé par le FBI. Mon bureau de San Francisco a été cambriolé. Mes dossiers et documents relatifs au 11 septembre ont été volés. J’avais heureusement des copies de l’ensemble cachées ailleurs. Des agents du FBI ont menacé mes employés. Ils ont placé un de leurs agents dans notre organisation de défense des familles des victimes. Heureusement, j’ai pu récemment le démasquer. Le Ministère de la Justice d’Ashcroft averti par les juges m’a contacté. Il a exigé que je renonce au procès, me menaçant de toutes sortes de sanctions disciplinaires et autres. J’ai refusé, affirmant que 400 familles américaines attendaient ce procès, ainsi qu’un nombre important de membres du FBI et de l’armée prêts à témoigner sous serment dans cette affaire. Un juge et des agents des services de renseignement tentent tout pour interdire ce procès légitime dans une cour fédérale».«Une telle situation ne s’est jamais vue aux Etats Unis, «l’opposition» du camp de Kerry ne dit rien alors qu’elle connaît la vérité sur le 11 Septembre, ils ont peur de parler. Il est difficile de dire haut et fort que le traître est installé au bureau ovale de la Maison Blanche et qu’il feint d’être un patriote».«La planification d’une dictature par la terreur ne peut être enrayée, que si nous, citoyens, dévoilons l’imposture rapidement, et la mettons sur la place publique pour dénoncer les vrais criminels…»Pour ceux qui veulent des informations concernant nos actions en justice, nous disposons maintenant d’un site internet : www.suetheterrorists.netPour Stanley Hilton, les media américains, financés par le complexe militaro-industriel, sont complices dans cette affaire. Or, malgré le matraquage permanent, certains sondages sont étonnants. Selon le sondage Zogby réputé fiable aux USA, 50% des new yorkais pensent que le gouvernement est impliqué dans les attentats du 11 septembre ; 63% des canadiens considèrent que le gouvernement US était impliqué, des sondages régionaux donnent jusqu’à 76% de la population suspicieuse. Sur l’ensemble de l’Europe 60 à 70% de la population considère qu’il s’agit d’attentats organisés par le gouvernement US. La position de l’opinion européenne est plus compréhensible car déjà 3 ministres allemands ont publiquement remis en cause la version officielle du 11 Septembre. Sur le continent européen, il n’y aurait en moyenne que 20% de la population croyant à une attaque d’Al Qaida orchestrée du fond de l’Afghanistan par Ben Laden…Sources : www.rense.comwww.suetheterrorists.netRadio Free America, émission du 17 Septembre 2004 avec Stanley Hilton, retranscrite et traduite par Morphéus.

15/02/2005

Citation de F.Douglass

"S'il n'y a pas de lutte, il n'y a pas de progrès. Ceux qui se prétendent amis de la liberté mais qui reculent devant l'action et l'agitation sont des gens qui veulent goûter les fruits de la récolte mais ne veulent pas peiner à labourer le sol. Ils veulent la pluie sans le tonnerre et la foudre. La lutte peut être morale ; elle peut être physique ; elle peut être morale et physique, mais elle n'en demeure pas moins une lutte. Le Pouvoir ne cède rien de plein gré, sans qu'on l'exige de lui. Il ne l'a jamais fait et ne le fera jamais."(Frederik Douglass - homme politique, ancien esclave noir aux USA - 1847)

SIMPLICITÉ VOLONTAIRE - Comment s'enrichir en se dépouillant

Fini la course aux cadeaux. Pour Noël, Marge Wurgel n¹offrira à ses proches qu'un peu de son temps. "Je les inviterai à partager une tasse de thé, un repas ou une promenade. Le but est de faire quelque chose ensemble qui nous plaise, plutôt que d¹acheter des cadeaux", explique-t-elle dans le San Diego Union Tribune. Cette Californienne n'a pas agi sur un coup de tête : elle est l'une des fondatrices du groupe Simplicité volontaire de San Diego, dont les membres se réunissent tous les mois pour trouver les moyens de recentrer leur vie sur des valeurs essentielles.Une préoccupation que partage, à l¹autre bout du pays, Jessica Hill, unejeune artiste new-yorkaise qui fait elle aussi partie d'un cercle de Simplicité volontaire, à Brooklyn. "Je dois vivre simplement parce que j'ai d'énormes emprunts étudiants à rembourser", explique-t-elle au New York Daily News, mais j'ai réalisé que je n¹avais pas besoin de beaucoup de biens matériels pour être heureuse." Depuis deux ans, la jeune femme a fait le vide chez elle, en bradant ses affaires dans des vide-greniers ou en les donnant à des associations. Pour toute vaisselle, elle n¹a plus que "deux tasses, deux verres, deux assiettes et deux bols". Et elle n¹a plus le téléphone à la maison.Depuis quelques mois, la presse locale américaine fourmille de témoignages de ce genre. "Vivre simplement n'est pas une idée nouvelle, mais la Simplicité volontaire, mouvement qui est né il y a quelques décennies dans le nord-ouest [des Etats-Unis], est aujourd¹hui sortie de la marginalité pour devenir très populaire", constate The New York Daily News. Selon Duane Elgin, dont l'essai Voluntary Simplicity, publié en 1981, a popularisé l'expression, un Américain sur dix est en train d¹expérimenter cette nouvelle manière de vivre. "Il ne s'agit pas de sacrifice mais de satisfaction", précise-t-il à l'intention du quotidien new-yorkais.Au fur et à mesure que le mouvement se développe, les motivations de ses membres semblent évoluer. Au début, c'était généralement l'écologie qui menait à la frugalité. Aujourd'hui, c'est souvent la religion. "De plus en plus, ce "désencombrement" s'inscrit dans un contexte spirituel ; il est perçu comme un moyen d'éliminer tout ce qui peut distraire l'individu de son développement personnel", analyse The Washington Post.Forcément, le monde des affaires n'a pas tardé à récupérer cette nouvelle tendance. Plusieurs magazines, comme Budget Living, Simple Living ou Real Simple (publié par le groupe Time-Warner) ont ainsi investi le créneau*. Au fil des pages, on apprend à organiser en une demi-heure un petit dîner "vin et fromages" élégant ou décontracté, à simplifier sa garde-robe, ou à suivre la voie bouddhiste du lâcher-prise.* Dans une démarche différente, La Décroissance, bimestriel édité parCasseurs de pub à Lyon, participe au débat. A la une du numéro de décembre : "Pour Noël, n¹achetez rien".

22/01/2005

Ce que nous avons fait en Irak, Ousama Ben Laden n'aurait pas osé en réver

Lors de l'audition de Condoleeza Rice pour le poste de Secrétaire à ladéfense, la Sénatrice Barbara Boxer interpelle la conseillère à la MaisonBlanche : "C'est sous votre direction, Dr. Rice, que nous sommes allés en Irak. Permettez moi de vous lire un bref texte qui exprime parfaitement mon opinion - ainsi que celle, je pense, de millions de californiens et de citoyens américains. C'est un texte écrit il y a cinq mois par un expert anti-terroriste mondialement réputé, Peter Bergen.Il écrit: 'Ce que nous avons fait en Irak, Ousama Ben Laden n'aurait pas osé en réver même dans ses désirs les plus fous: nous avons envahi une nation musulmane, riche en pétrole, au coeur du Moyen Orient, c'est à dire que nous nous sommes engagés exactement dans le type d'aventure impériale que Ben Laden nous accuse depuis longtemps de vouloir commettre dans la région. Nous avons éliminé par la force le socialiste laïc Saddam Hussein, un homme méprisé depuis toujours par Ben Laden. Nous avons enflammé la ferveur extrémiste des fondamentalistes Sunnites et Shiites à travers le pays et nous avons poussé les simples citoyens dans leur bras avec nos exactions etnotre incompréhension culturelle du pays. Nous avons provoqué un jihaddéfensif qui a galvanisé les musulmans radicaux à travers le monde et les a renforcés dans leur militantisme anti-occidental.Si le but était de saboter la "guerre au terrorisme", il est difficiled'imaginer une politique plus efficace que celle de l'Administration Bush'.Cette conclusion a été reprise Jeudi dernier par le Conseil de la SécuritéNationale, le think-tank du directeur de la CIA, qui a publié un rapportindiquant que l'Irak a remplacé l'Afghanistan en tant que campd'entraînement pour la prochaine génération de terroristes professionnels."

29/06/2004

J'accuse…

J'accuse…

 

Gérard Boutet

 

J'accuse la religion, toutes les religions, de diviser les peuples et de les dresser les uns contre les autres, en tenant le discours hypocrite de la fraternité universelle.

 

J'accuse la religion d'enchaîner les hommes, sous prétexte de les émanciper. J'accuse la religion de nous gaver d'idées prémachées, au lieu de nous encourager à penser par nous-mêmes. Le pape Clément VIII, au lendemain de l'édit de Nantes, déclarait que cet acte était le plus mauvais qui se pouvait imaginer ; permettant la liberté de conscience à tout un chacun qui est la pire chose au monde.

 

J'accuse les zélateurs, les prophètes, les prosélytes, les prédicants et les prédicateurs de se croire les seuls porteurs de la vraie parole. Ils ne cessent de condamner, de mortifier, d'excommunier, de prêcher carnages sur carnages, massacres sur massacres, dragonnades sur dragonnade. Je les accuse d'user, après coup, d'une facile absolution pour se laver de leurs crimes.

 

J'accuse les missionnaires, bottés ou non, d'avoir, par le cimeterre ou par la croix, anéanti des civilisations entières au nom de leur foi obscure, et d'avoir privé l'humanité de connaissances sacrifiées à jamais.

 

J'accuse les dignitaires ecclésiastiques de toutes bannières, les druides, les bonzes, les ayatollahs, les chamans, les gourous, les marabouts, les prélats revêtus de la pourpre cardinalice ou d'autres oripeaux, j'accuse tous ces fous de quelque dieu d'avoir constamment ensanglanté l'histoire, rempli les ergastules et les cachots, allumé les bûchers et tourmenté les esprits éclairés, les astronomes comme les alchimistes, les poètes comme les philosophes qui ne cherchaient, en tâtonnant, qu'à améliorer le sort de leurs frères humains. J'accuse ces intégristes de tous horizons d'avoir nié que la terre tournait, et, pis, d'avoir empêché le monde de tourner rond.

 

J'accuse les religieux de maintenir leurs ouailles dans les ténèbres épaisses de l'ignorance, sous couvert de divulguer la lumière divine. Je les accuse de faire accroire que, hormis les valeurs qu'ils professent, il n'est point d'autres principes auxquels le genre humain puisse adhérer.

 

J'accuse les prêtres de bénir les armes des soldats, de laisser graver leurs devises sur les lames des tortionnaires des SS aux yatagans des moudjahiddins, des machettes du Rwanda aux kriss du Sri lanka, des bombes de Belfast aux roquettes de Sarajevo. Je les accuse de se torcher avec le sixième commandement de l'Éternel, que beaucoup prétendent représenter. Je les accuse de berner l'opinion en invoquant la sainteté de certaines guerres, pour justifier l'asservissement, le meurtre et le génocide, depuis les croisades chrétiennes jusqu'aux djihads islamiques, et ainsi de contribuer à répandre le sang des hommes. J'accuse les aumôniers militaires de perpétuer la sinistre collusion du sabre et du goupillon, et de cautionner l'oeuvre sinistre des baroudeurs.

 

J'accuse les théologiens de pérenniser des histoires à dormir debout, et de prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages. J'accuse les clergés d'avancer à visage masqué afin de mieux opprimer les nations, de semer la mort au nom de la vie éternelle, et la haine au nom de l'amour. Je les accuse de confondre le péché et le plaisir. J'accuse les prêtres d'imposer leurs conceptions d'éducation familiale, alors qu'ils n'ont ni épouse ni enfants déclarés. J'en accuse certains de préférer la calotte à la capote.

 

J'accuse les dévots de toutes les confessions, de toutes croyances, de toutes superstitions, de reléguer la femme au rang d'une créature fautive, imparfaite, impure, d'un holocauste à jamais marqué par la souillure originelle. Je les accuse de lui dénier une âme, parfois, et des droits égaux à ceux de l'homme, toujours, de la considérer souvent comme un être inférieur et domestique auquel on interdit la liberté de vivre sans l'autorité écrasante se son maître le mâle et qu'on viole, qu'on lapide, qu'on éventre ou qu'on égorge selon l'anathème du jour, ou qu'on enferme dans un couvent, ou dans quelque gynécée pour vestales.

 

J'accuse les bigots d'un conservatisme ridicule et d'une tartuferie qui ne sont plus à démontrer, d'une feinte compassion et d'une charité qui, tout compte fait, ne réconfortent qu'eux-mêmes.

 

Enfin, si un dieu existe quelque part, je ne sais où et ne voulant le savoir qu'après mon heure dernière, je le prie de bien vouloir supprimer ce besoin de religiosité qui fermente dans le coeur des hommes, et qui nous cause tant de drames. J'attends. 



05/06/2004

L'argent : une escroquerie sans faille

Le sable chaud sous les pieds, l'impression de plénitude face à la mer bleue dont l'écume chatouille les jambes des fanatiques de la planche à voile, le corps frissonnant d'aise, le vent clair et transparent qui frôle la peau sous une chemise légère, que de sensations pour camoufler, oublier, ignorer les peurs et les angoisses qui saupoudrent comme une misère blanche nos vies d'hommes et de femmes à la recherche de quelques ondes de bonheurs.

L'agitation humaine, qu'elle soit orientée vers le travail ou les loisirs, peut soudainement apparaître comme un vice de la conscience, une sorte d'ignorance volontaire de la part d'individus tentant d'échapper au tissu social qui l'enveloppe pourtant inexorablement à l'occasion de ses moindres faits et gestes.

Les hommes semblent former des mailles, les unes serrées et cossues, les autres lâches et fines, d'une immense toile sur laquelle aucun peintre n'a encore réussi à représenter la moindre image cohérente. Pourtant la survie de cette humanité est intimement liée à la cohérence des relations entre les gens, la conscience de ce que leurs actes convergent vers cette aspiration si répandue qu'est le désir d'être heureux. Ceux qui liront ces lignes et s'en détourneront aussitôt, se condamnent inévitablement à la mort des yeux et du cœur. Et lorsque tout sera fini, que la planète sera bien morte, ils se diront peut-être : "Ah, si j'avais su!"

La misère, ce n'est pas seulement ceux qui meurent de faim, ceux qui sont sans abri, ceux qui souffrent, c'est aussi ceux qui le permettent et ourdissent les pires crimes contre leurs semblables sous prétexte d'accumuler des richesses et de les drainer dans leur direction. Le pouvoir et l'argent ne sont pourtant pas des remèdes contre la peur et l'angoisse. Car c'est ainsi: la recherche du pouvoir et de l'argent n'est que le signe d'une peur imbécile dont sont la proie les ploutocrates pervers qui nous dirigent. Lorsqu'on sait à quel point la peur est mauvaise conseillère, on devine que l'autorité s'est trompée dans nombre de ses décisions. En devenant riche et puissant, certains hommes pensent qu'ils n'auront plus rien à craindre. Ensuite, ils constatent que leur position est enviable. Et la peur d'être évincé surgit.

Nous retrouvons donc à tous les échelons de la société des êtres hagards, inquiets du lendemain, méfiants vis à vis des autres, qui tablent sur la force du pouvoir et de l'argent pour survivre. Ils évoluent comme de pâles copies du monde animal. C'est tout ce que leur intelligence leur a permis.

En agissant de la sorte, ils obtiennent les services des autres, leur protection hypocrite, leurs courbettes intéressées et, non seulement ils dégradent tous ceux qu'ils touchent, mais encore se coupent de toute communication authentique avec les humains. Ceux-ci sont déjà en voie de disparition, gangrenés qu'ils sont par les conséquences désastreuses que l'application de la "loi du plus fort" entraîne. Celle-ci contient en effet un corollaire que tous oublient avec une candeur déroutante. Celui qui applique la loi du plus fort tombe à court ou moyen terme sur plus fort que lui.

L'intelligence, qui signifie avant tout "compréhension", est la richesse qui donne à l'homme sa distinction, sa dignité et sa sécurité pour l'avenir. Malheureusement, les bien nantis, non contents d'affamer le Tiers-Monde, sous-alimentent l'intelligence des citoyens en les embrouillant, en refermant des portes, en pratiquant la désinformation à la force des médias. Ces gens peureux, incapables d'affronter l'inconnu et la nouveauté, préfèrent s'engraisser dans le silence de leurs magouilles et, surtout, occulter les éléments de nature à les déconcerter.

Pourtant, l’argent tue. L’argent est même la première cause de mortalité chez les terriens, et la seconde, c’est le fait d’ignorer la première.

Mais curieusement, - et l’aspect fasciste du phénomène ressort avec acuité, - c’est l’absence d’argent qui tue le plus.

Et pourquoi ce drame?

Pourquoi cette idée fasciste que seul l’argent permet de survivre?

Allez expliquer ça à un aborigène du centre australien! Il vous rira au nez. L’homme de cette région doit sa survie aux mélopées qu’il répète inlassablement depuis son enfance. Les chants des pistes lui permettent de s’aventurer partout dans le désert australien car chaque couplet correspond à un lieu géographique, un rocher, un mince filet d’eau pour étancher sa soif, une colline ou un abri naturel. Tandis que l’aborigène apparemment démuni traversera des régions entières sans encombre, l’homme plein de dollars y trouvera la mort.

Eh oui, l’argent, ce n’est rien. C’est du vent! C’est même une escroquerie sans faille mais une escroquerie qui tue chaque jour parmi les 6 milliards de terriens qui vouent leur vie entière au culte du dieu Profit.

Les écologistes ne vous diront pas toutes ces choses. Ils propagent la peur de succomber pour tous les prétextes autorisés par les mieux nantis.

La raison de ce drame vient de l’origine de l’argent. S’il était effectivement plus commode d’emporter une pièce d’or plutôt que des briques ou du bétail afin de l’échanger contre un vêtement ou quelque aliment, il aurait fallu s’en tenir là et ne pas piper les dés. Dans les siècles passés, en effet, la planche à billet est née à l’initiative des bijoutiers qui mettaient en sûreté dans leur coffre les pièces d’or des bourgeois et gentilshommes de l’époque. Très vite, les joailliers apprirent à prêter la fortune des autres plusieurs fois en exigeant des intérêts censés couvrir un service de location. Aujourd’hui, la couverture en or a tout simplement disparu et, lorsque vous empruntez, le banquier écrit un montant sur votre compte et vous lui remboursez de l’argent parfaitement fictif. Vous croyez que c’est de l’argent vrai parce que vous avez souffert et vous vous êtes donné du mal pour le gagner. En réalité, c’est du vent.

La croyance universellement répandue selon laquelle l’argent représente quelque chose de nécessaire pour survivre est un terrible mensonge alimentant l’enfer qui est la terre.

Cette croyance agit exactement comme l’intégrisme musulman. Le culte du veau d’or propage une religion dont les plus fanatiques sont prêts à faire mourir les trois quarts de l’humanité. Les grands prêtres de cette secte dangereuse poussent l’individu à accomplir les rituels qui l’élèvent dans l’échelle sociale. L’adepte convaincu vit alors dans le stress et la corruption pour se procurer les objets du culte: la maison, la voiture, le terrain, la piscine, la télévision et autre ineptie.

Si le monde tient encore debout, malgré l’arnaque avérée du système, c’est grâce à l'aptitude de l'homme et à sa volonté de survivre en se tenant à l’écart des adorateurs du dieu Profit.

Il est par ailleurs assez fréquent d’entendre ou de lire que 90% de la population vit avec 10% du volume total de l’argent de l’un ou l’autre pays. La preuve est donc faite. S’il ne s’agissait pas d’une escroquerie, la répartition serait bien plus équilibrée et si 90% de la population peut survivre avec si peu d’argent, c’est que ce dernier n’est pas l’absolue nécessité qu’on tente d’inculquer aux enfants dès leur plus jeune âge.

Luc Spirlet

http://users.skynet.be/ecriteur/arg.htm




Lettre de Nicolas Sacco à son fils

"Charlestown, 18 Août 1927,
Mon fils, mon compagnon,
Je veux t'écrire avant que nous partions
A la Maison de la mort car le 22, après minuit,
Vers la chaise électrique on nous poussera.
Pourtant, me voici empli d'amour
Et cour ouvert, aujourd'hui comme hier.
Si j'ai cessé la grève de la faim, l'autre jour,
C'est parce que la vie s'en allait de moi.
Hier, par cette grève, je parlais fort.
Je proteste encore au nom de la vie, contre la mort.
Trop de larmes inutiles ont coulé,
Comme celle de ta mère,
Pour rien, pendant sept ans; alors ne pleure pas,
Sois fort et tu pourras la réconforter.
Et si tu voulais lui faire oublier
Sa solitude sans colère,
Emmène-là marcher, longtemps,
Dans la campagne.
Et à l'ombre des bois fais-là reposer.
Écoutez la musique du ruisseau qui murmure
Et la paix tranquille de la Nature.
Dans ta course vers le bonheur,
Arrête-toi, mon fils, cherche l'horizon :
Aide les faibles, les victimes et les persécutés,
Car toujours ils seront tes meilleurs amis.
Comme ton père et Bartolo, ils luttent
Et tombent pour tous et pour la liberté.
Au combat de la vie, tu trouveras l'amour
Et tu seras aimé : c'est ton droit aussi.
Faites comprendre au monde
Que rien n'est terminé :
On ne peut tuer nos corps,
Mais jamais nos idées.
C'est tout le Massachusetts
Qui portera dans l'avenir la honte de ce temps.
Qu'une école remplace enfin cette maison,
Que des rires d'enfants effacent les prisons.
N'oublie pas de m'aimer un peu
Comme je t'aime, oh petit homme ;
J'espère que ta mère t'aidera à comprendre
Ces mots que je te donne. Adieu mon garçon.
Je t'envoie le salut de Bartolo.
Ton père et ton camarade,
Nicola Sacco"

Bartolomeo Vanzetti & Nicolas Sacco, anarchistes italiens vivant aux Etats-Unis, victimes d'une conspiration politico-judiciaire. Arrêtés en mai 1920, sous l'accusation d'assassinat de 2 employés de banque, malgré des alibis incontournables et les témoignages à décharge les innocentant, ils seront condamnés à mort en 1921 et attendront leur exécution en multipliant démarches et demandes de révision du procés. Cette lettre de Sacco touche par son humanité et sa vision étonnamment positive de la réalité, quatre jours avant de disparaître.



19/02/2004

Dernière citation de Spinoza

"...Mais si nous consultons l'expérience, nous verrons que l'exclusion des femmes est une conséquence de leur faiblesse [...] Or si par nature, les femmes étaient égales aux hommes et pouvaient rivaliser avec eux tant par la force de caractère que par les dispositions de leur intelligence, qui constituent avant tout la puissance humaine et partant le droit propre au genre humain, à coup sûr, parmi tant de nations différentes, on en verrait quelques-unes où les hommes seraient gouvernés par les femmes et élevés de manière à réduire les dispositions de leur intelligence.  Comme pareille chose n'arrive nulle part, on peut affirmer sans restriction que la nature n'a pas donné aux femmes un droit égal à celui des hommes, mais qu'elles leur sont nécessairement soumises [...] ...il ne se peut faire, sans grand dommage pour la paix, que les hommes et les femmes gouvernent également.  Mais en voilà assez sur cet objet..." 
Spinoza, "Traité politique", Chapitre 11 article 4.
 
Sacré Spinoza ! Il en a dit tellement assez qu'il est mort sans avoir jamais terminé son "traité politique" qui s'achève par ces profondes "certitudes" qui gouvernent encore la pensée du XXIième siècle.
 


14/02/2004

De Hitler à Bush

Lettre ouverte de Federico Fasano Mertens
De Hitler à Bush

Ce texte est la réponse faite par Federico Fasano Mertens, directeur du quotidien urugayen La República, à l'ambassadeur des États-Unis en Urugay qui reprochait à son journal d'avoir comparé George W. Bush à Adolf Hitler. Il ne s'agit pas, pour le journaliste, de se livrer à ce rapprochement à la seule fin de dénigrer le président états-unien. Au contraire, il met en balance le régime de Washington et le Troisième Reich sur les plans idéologique, diplomatique, économique et militaire. Federico Fasano Mertens compare aussi la prise de pouvoir des deux hommes. À la différence du dictateur allemand, George W. Bush n'a pas été démocratiquement élu, mais, comme lui, il a appuyé son pouvoir par un évènement traumatisant que l'auteur désigne comme « l'incendie du Reichstag américain ».



Il y a quelques jours, Martin Silverstein, ambassadeur des États-Unis d'Amérique en Uruguay, m'a envoyé une lettre dans laquelle il accusait le journal uruguayen La República - quotidien que j'ai l'honneur de diriger - de manquer « de toute mesure d'intégrité journalistique » pour avoir comparé leur président, George W. Bush, avec le chancelier du Troisième Reich allemand, Adolf Hitler.
Je n'ai pas pu lui répondre avant, car l'acte de piraterie internationale que les États-Unis ont commis en attaquant un peuple sans défense et presque désarmé avec la plus formidable machine à tuer dont l'histoire universelle se souvienne, m'a obligé à consacrer plus de temps que d'habitude à la préparation des éditions spéciales sur le carnage en Irak. J'étais également fort occupé à faire condamner devant la justice - et avec succès - des tortionnaires uruguayens entraînés aux États-Unis, qui étaient en train de me calomnier.
Il y a quelque temps, l'ambassadeur était venu me rendre visite à mon bureau et j'avais mentionné à mes collaborateurs qu'il était l'ambassadeur des États-Unis le plus intelligent, le plus perspicace et le plus sympathique que j'avais connu : « Enfin, avais-je dit, un représentant de l'Empire avec qui on peut discuter sur des thèmes en dehors des habituels clichés insipides et ennuyeux qui nous intoxiquent dans ces réunions que nous devons partager. »
Mais la sagacité de l'ambassadeur n'a pas pu lui épargner le malheur d'avoir à représenter le 43e Président de son pays, George Bush Junior, un fanatique paranoïaque, intoxiqué de messianisme, moins brillant qu'une limace, ivre de pouvoir comme il l'a été, par le passé, d'alcool (il fut condamné le 4 septembre 1976 pour un important excès de vitesse en état d'ébriété après avoir été interpellé par le célèbre prédicateur Graham qui lui demanda : « Qui es-tu pour te croire Dieu »), militant de la Christian Right (la droite chrétienne texane et sudiste), raciste amoureux de la peine de mort, surtout lorsqu'elle s'applique aux Noirs, enfin le pire président américain de ce dernier siècle, qui a su engendrer des tragédies contre son propre peuple, bref, l'autre face de l'homo sapiens, l'incarnation même de l'homo demens.
Comme tout bon raciste, il est aussi misogyne. Personne ne peut oublier les humiliations publiques faites à son épouse, Laura Bush, lorsque le Président expliqua à la presse que sa femme ne l'accompagnait pas ce jour-là « parce qu'il avait plu et qu'elle devait balayer l'entrée de la maison puisque le lendemain le président de Chine, Jiang Zemin, devait leur rendre visite dans leur ranch de Crawford (Texas). »
Son compatriote, le vieil écrivain Kurt Vonnegut n'a pas hésité un seul instant à le décrire comme étant le « plus sordide et pitoyable usurpateur d'opérette qu'il soit possible d'imaginer ».
Mais allons droit au but. Que l'ambassadeur américain garde sa pathétique mésaventure d'avoir à défendre le plus délirant des habitants de la Maison-Blanche et moi, l'honneur de lui faire un procès avec l'arme la plus redoutable : la parole.

Il s'agit de comparer Adolf Hitler et George W. Bush.

Il y a, bien évidemment, des différences. La première consiste en ce que le criminel de guerre, auteur du massacre du peuple juif et du peuple soviétique, avait gagné les élections avec une large majorité, alors que l'autre criminel de guerre, auteur du massacre du peuple irakien, est arrivé au pouvoir de manière frauduleuse, à travers le plus grand scandale électoral de toute l'histoire américaine.
D'un point de vue théorique, la comparaison entre Bush et Hitler est correcte. Les spécialistes ont défini le nazisme comme étant la dictature terroriste du capital financier en expansion. Lorsque Bush devient un hors-la-loi en envahissant une nation sans défense, qui ne l'a pas agressé, pour s'emparer de ses richesses pétrolières - la deuxième plus grande au monde - et qu'il annonce peu après que d'autres nations pourvoyeuses de pétrole pourraient subir le même sort, il s'approche de la définition de la dictature terroriste du capital financier. Que cela lui plaise ou non.

George Bush porte le nazisme dans ses gènes.

Son grand-père, Prescott Bush, fut déjà l'associé de Brown Harriman et l'un des propriétaires de l'Union Banking Corporation. Ces deux entreprises ont joué un rôle clé dans le financement qui a permis l'ascension de Hitler au pouvoir. Le 20 octobre 1942, le gouvernement américain ordonna la confiscation de l'Union Banking Corporation, propriété de Prescott Bush, et il saisit les avoirs de la Corporation de Commerce américano-hollandaise et de la Seamless Steel Corporation, toutes les deux gérées par la banque Bush-Hamman. Le 17 novembre de la même année, Franklin Delano Roosevelt confisqua tous les biens de la Silesian American Corporation administrée par Prescott Bush, car elle avait violé la loi du commerce avec l'ennemi. L'arrière-grand-père de notre George, guerrier de Dieu, Samuel Bush, père du nazi Prescott Bush, était la main droite du magnat Clarence Dillon, roi de l'acier et du banquier Fritz Thyssen qui écrivit le livre « I paid Hitler » (« J'ai financé Hitler ») et devint membre du parti nazi en 1931 (Parti ouvrier national-socialiste allemand).
Et si notre ambassadeur a encore un quelconque doute sur l'odieuse alliance des Bush avec Hitler, je le prie de lire le brillant essai de Victor Thorn dans lequel il est mentionné qu'« Une importante partie de la fortune de la famille Bush provient de l'aide financière investie dans le soutien à Adolf Hitler. L'actuel président des États-Unis, ainsi que son père (ex-directeur de la CIA, vice-président et président), ont atteint le sommet de la hiérarchie politique américaine parce que leur grand-père, leur père et leur famille politique ont aidé et encouragé les nazis par le passé. »
Et je ne mentionne encore pas les escroqueries de la famille Bush dont les quatre millions et demi de dollars à la Broward Federal Savings à Sunrise, Floride, ou l'escroquerie faite à des millions d'épargnants de la Banque d'Épargne Silverado (Denver, Colorado).
Arrière-grand-père nazi, grand-père nazi, père qui n'a pas eu le temps de le devenir car Hitler s'était déjà suicidé dans les jardins de la Chancellerie en ruines, George a bénéficié de la fortune mal acquise de ses ancêtres.

Mais ne condamnons pas notre homo demens pour ses gènes obscurs.

Jugeons-le seulement sur ses actes. Et comparons. Comparons seulement.
Comment Monsieur l'ambassadeur croit-il que le délirant caporal allemand est arrivé au sommet du pouvoir ? Hitler arrive au pouvoir à travers des élections propres, mais il se heurte à la Constitution de Weimar qui lui impose des limites que son omnipotence refuse d'accepter. Il planifie alors l'incendie du Reichstag et en une seule nuit il est couronné en tant que décideur de la guerre ou de la paix.

Ces évènements ne sont-ils pas familiers à notre cher ambassadeur américain ?

L'incendie du Reichstag américain

La destruction criminelle des tours jumelles du World Trade Center à New York fut la même bouée de sauvetage que l'incendie du Reichstag.
Je ne vais certainement pas avoir l'audace de m'associer aux thèses de ceux qui accusent le groupe belliciste « bushien » d'avoir planifié ce massacre ou du moins de n'avoir rien fait pour empêcher cette tragédie alors qu'il savait ce qui se préparait.
Il n'y a pas de preuves réelles pour l'affirmer, malgré le fait qu'il existe de multiples indices de négligence coupable, de vastes soupçons amplifiés par une censure de fer, sans précédent dans la démocratie moderne américaine.
Le jour où le peuple américain aura récupéré toute sa liberté d'information et son droit à connaître la vérité sur ce mardi 11 septembre 2001 (informations aujourd'hui très restreintes par le Patriot Act approuvé avec un seul vote contre - celui d'une femme - symbole de la dignité nationale américaine) on saura alors la raison pour laquelle les nombreux avertissements et mises en garde lancés à travers tout le pays concernant cet acte terroriste n'ont pas été écoutés et pourquoi les avions militaires ont mis quatre-vingts minutes pour décoller et intercepter les appareils détournés, alors que l'on savait déjà peu de temps après leur décollage de Boston, que des pirates de l'air avaient pris les commandes des avions et qu'ils se dirigeaient vers Washington : en cas de détournement d'avion, le manuel d'alerte prévoit une intervention des forces aériennes en moins de cinq minutes.
On saura enfin pourquoi les restes du présumé avion qui s'est écrasé sur le Pentagone ont été cachés. On saura pourquoi le directeur des services secrets pakistanais, qui venait de se réunir à Washington avec Tenet, chef de la CIA américaine, a fait verser par Islamabad - comme l'a révélé le journal conservateur The Wall Street Journal - la somme de 100 000 dollars à Mohammed Atta, chef du commando-suicide contre les Tours Jumelles de New York. Sur cette terrifiante information, il est interdit de faire des recherches, car les libertés civiles ont été suspendues dès que le Patriotic Act fut promulgué.
Finalement on saura également pourquoi quinze des vingt et un ravisseurs du commando-suicide étaient originaires d'Arabie Saoudite, l'un des principaux alliés des États-Unis dans le golfe Persique. Il n'y avait pas un seul Irakien, pas même un seul par hasard.
Mais au-delà des soupçons, il ne fait pas de doute que le déréglé 43e président des États-Unis, couronné dans des élections frauduleuses, dans le cadre d'une impressionnante récession dont on ne voit point la fin, avec le plus bas niveau de popularité au début de son mandat, a réussi à dominer tout le scénario, obtenir des pouvoirs inconcevables auparavant dans une démocratie, être élevé au rang d'Empereur vengeur pour laver l'affront commis par des barbares envers son peuple.

L'incendie du Reichstag américain du 11 septembre a offert à George W. la chance de sa vie.
La moins bonne des victoires électorales d'un président des États-Unis depuis 1876 s'est transformée en une chance historique jamais donnée à un belliciste pour imposer au monde le nouvel ordre américain.
Comme Hitler l'a fait dans le passé en s'entourant de Goering, Goebbels, Himmler, Mengele, Eichmann, à savoir d'une bande d'arnaqueurs semblables à lui, tous fanatisés par le pouvoir et la force, le président texan a cherché à se façonner une cuirasse protectrice par une garde de fer, plus belliqueuse que lui-même, pour le protéger de la tentation du doute et dont les membres portent tous sur le front la même marque que lui : le sceau du pétrole. Le Vice-président Dick Cheney appartenait au groupe Halliburton Oil, le chef du Pentagone, Donald Rumsfeld est issu de la Compagnie pétrolière occidentale, la conseillère pour la Sécurité Nationale, la vieille fille Condoleeza Rice, dont le prénom - ironie du sort - signifie « avec douceur », fut un cadre important de la direction de Chevron et c'est pour lui faire honneur que des bateaux pétroliers ont reçu son prénom. Même la secrétaire du ministère de l'environnement, Gale Norton, est liée au lobby du pétrole, tout comme Bush Senior l'a été avec le groupe pétrolier Carlyle ou l'actuel président Bush Junior avec la Harkins Oil.
Ce quintette de la mort qui entoure le guerrier Bush est une véritable maffiocratie, comme l'a été dans le passé le quintette d'Hitler. Et ils se nourrissent d'une Bible très particulière.
La philosophie de Hegel, Nietzsche, Schopenhauer qui a vivifié et passionné le créateur de l'Holocauste du XXe siècle a été remplacée par des spécimens moins cultivés et d'un niveau intellectuel assez bas, mais plus pragmatiques pour le nouvel Hitler du XXIe siècle.

Qui sont ces auteurs intellectuels inspirateurs de notre quintette belliqueux ?

Le Bostonien Henry Cabot Lodge qui affirme qu' « au XIXe siècle aucun peuple du monde n'a égalé nos conquêtes, notre colonisation et notre expansion et aujourd'hui rien ne nous arrêtera ». Merse Henry Watterson a déclaré que les États-Unis sont « une grande république impériale destinée à exercer une influence déterminante sur l'humanité et à façonner l'avenir du monde, comme aucune autre nation ne l'a encore fait dans le passé, même pas l'empire romain. »
Ou Charles Krauthammer qui a écrit il y a à peine quelques années dans The Washington Post : « Les États-Unis chevauchent dans le monde comme un colosse. Depuis que Rome a détruit Carthage, aucune autre puissance dans le monde n'a atteint les sommets que nous connaissons. Les États-Unis ont gagné la Guerre Froide, ils ont mis dans leur orbite la Pologne et la République Tchèque, après avoir pulvérisé la Serbie. Et du même coup ont démontré l'inexistence de l'Europe. »
Ou Robert Kaplan qui précise que : « La victoire des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale est aussi importante que la victoire de Rome dans la deuxième Guerre Punique qui la convertit en puissance universelle. »
Ou encore le très connu historien Paul Kennedy qui nous explique que « ni la Pax Britannica, ni la France napoléonienne, ni l'Espagne de Felipe II, ni l'empire de Charlemagne, ni l'empire romain ne peuvent se comparer à l'actuelle domination américaine. Jamais il n'a existé une telle disparité de pouvoir dans le système mondial. »
Ou le directeur de l'Institut des Études Stratégiques Olin de l'Université de Harvard, le professeur Stephan Peter Rosen qui nous dit que : « Notre objectif n'est pas de lutter contre un rival car celui-ci n'existe pas, mais de préserver notre position impériale et maintenir cet ordre impérial. »
Ou l'ineffable Zbigniew Brzezinski qui a déclaré que « l'objectif des États-Unis doit être celui de maintenir nos vassaux dans un état de dépendance, garantir la docilité et la protection de nos sujets et prévenir l'unification des barbares. »
Ou le Président Wilson qui a parlé au Congrès de l'Union « qu'il apprendrait aux républiques sud-américaines de choisir de bons députés ».
Ou le célèbre Billy Sunday qui a fait le portrait du gauchiste latino-américain comme celui d'un type « qui a un museau de porc-épic et une haleine qui ferait fuir un renardeau », il a ajouté que « s'il le pouvait, il les mettrait tous en prison jusqu'à ce que leurs pattes sortent par les fenêtres ».

Écoutons maintenant Dick Cheney, l'actuel Vice-président des États-Unis et le Secrétaire de la Défense, Donald Rumsfeld, qui constituent avec Condolezza Rice un triangle belliqueux plus redoutable que celui des Bermudes.
Le Vice-président Cheney a déclaré avant cette guerre sainte : « Les États-Unis n'ont pas à rougir d'être une superpuissance et ils ont le devoir d'agir avec force pour construire un monde à l'image des États-Unis. » Le chef du Pentagone a été encore plus clair au cas où nous n'aurions pas compris. Rumsfeld a dit en citant la phrase préférée d'Al Capone : « On obtient davantage avec un mot aimable et un revolver qu'avec un mot aimable seulement. »
Le langage qui nourrit l'épiderme et les neurones de Bush est un langage encratique, autoritaire, d'intimidation qui conduit inévitablement à la perversion morale de la fin qui justifie les moyens. La caractéristique essentielle du langage de la « bande Bush », comme pour le langage nazi, est la simplification, le réductionnisme et l'intimidation. Le langage de ce groupe prédateur est un langage schématique, émotionnel, chargé de préjugés qui incite à l'exaltation des sentiments les plus nobles du peuple. Je n'ai pas le moindre doute que Bush se nourrit d'un langage nazi.
Bush ne croit pas, comme Hitler ne le croyait pas non plus, à un État de droit, qui n'est pas l'État qui possède des lois, sinon l'État qui se soumet lui-même à l'empire de la loi et ne peut la transgresser pour aucun motif, et encore moins pour une raison d'État. C'est au nom de la raison d'État ou de la Patrie ou de la Sécurité nationale que sont commises les pires atrocités.
Y a-t-il une différence entre la construction intellectuelle de Bush et celle d'Hitler dans le cadre de la raison d'État ? Je ne le pense pas. Seulement des différences de style, d'époque et de magnitude en ce qui concerne la force utilisée et le pouvoir.

Le discours de la « bande Bush » est un discours de maître à esclave. Il n'y a pas de différences avec le discours de la bande d'Hitler.

L'un est plus gentil que l'autre. Quoique l'histoire est en train de prouver que le moins gentil a été le moins meurtrier.
Civilisation, barbarie, pacification des barbares, peuple élu : jusqu'à la race élue il n'y a qu'un pas. Enfin, tout cela ne nous rappelle-t-il pas l'histoire du psychopathe à la petite moustache ?
En parlant de la petite moustache, le récit d'un conseiller influent de la sécurité américaine qui habite à Washington est très instructif. Il a raconté au magazine argentin Noticias : « Pour le meilleur ou pour le pire George Bush Jr. est l'homme indiqué pour mener cette guerre [NDE : en Irak]. Il est né pour ça. La puissance qui lui vient de l'intérieur le fait trembler. Quand quelqu'un parle avec lui dans son bureau, on dirait qu'il va dévorer celui qui est en face. Il s'assied au bord du fauteuil, presque sans s'appuyer et agite les bras comme s'il ne savait pas quoi en faire. Il a besoin d'action. »
Quelle imitation de la gestuelle du dictateur nazi ! Bien que le flegme du cow-boy texan, revolver à la ceinture, ne ressemble pas à la rage presque épileptique du Teuton, qui s'étouffe en parlant et en gesticulant. Le corps de Bush ne crache pas en parlant. C'est son âme qui crache de la haine et de la violence et engendre la terreur. Mais ça ne lui fait rien. Il doit avoir bien appris le « Oderint dum Metuant » de l'empereur romain Caligula : « Laissez-les nous haïr du moment qu'ils nous craignent. »
L'incontinence émotionnelle de Bush est déjà un classique et, comme Adolf, il ne peut pas admettre un NON. Sa femme Laura Bush a rappelé à la presse que la première fois qu'elle a dit à son mari que l'un de ses discours ne lui plaisait pas, celui-ci, furieux, a fracassé sa voiture contre le mur du garage à l'entrée de leur maison.
Il se sent comme le numen nazi, un envoyé de Dieu, qu'il invoque dans n'importe quelle circonstance. Il a décrété que toutes les réunions de son Cabinet doivent commencer avec une prière. Il dit avoir consulté Dieu avant d'attaquer l'Irak, au mépris de l'opinion de la grande majorité des nations de la planète et des 90% d'êtres humains qui étaient contre. Il essaie d'imiter le président William McKinley lors de l'invasion des Philippines pour évangéliser les indigènes, tout en culpabilisant Dieu de l'avoir forcé à entrer dans ce pays.
Autre coïncidence entre ces vies parallèles qui aurait enchanté Plutarque : tant Hitler que Bush auraient pu éviter de se trouver dans le musée de grands bouffons de l'histoire, s'ils avaient eu un psychanalyste à leurs côtés. Un bon psychanalyste les aurait tous deux aidés énormément à canaliser leur libido vers des occupations plus normales, sublimant ainsi le seul aphrodisiaque qu'ils possèdent, soit le pouvoir universel et cruel sur autrui.

Continuons avec les ressemblances entre le guerrier de la race aryenne et le guerrier de Dieu, comme Telma Luzzani a surnommé notre Texan exalté.

Bush proclame urbi et orbi le bien-fondé de la guerre préventive. Dwight Eisenhower en 1953 n'a pas hésité un seul instant à ce sujet : « La guerre préventive est une invention d'Adolf Hitler. Franchement, je ne prendrais au sérieux aucune personne qui proposerait une chose pareille. »
Demandons-nous : guerre préventive contre qui ? C'est bien connu que la première victime d'une guerre est la vérité. Et la première chose que fait Bush pour fabriquer sa guerre préventive, après l'incendie du Reichstag, c'est de nous mentir façon Goebbels, d'une manière si primaire qu'à la fin personne n'a plus rien cru. D'abord il a dit que l'Irak soutenait Al Qaida. Il a été prouvé peu après qu'une haine irréconciliable existait entre Saddam Hussein et l'ancien employé des États-Unis, Oussama Ben Laden. Puis Bush a demandé d'inclure l'Irak dans le courant fondamentaliste musulman. Difficile à croire, car l'Irak était le pays le plus laïc du monde arabe. Alors on a invoqué les armes de destruction massive. Bush a assuré que l'Irak ne permettrait pas les inspections et quand l'Irak les a permises, il a alors répété que Saddam ne laisserait pas entrer les inspecteurs de l'ONU dans les palais et les endroits stratégiques. Quand il a accepté, l'administration Bush a voulu nous faire croire qu'elles étaient bien cachées. Finalement, on n'en a pas trouvé une seule. Quand tous ces arguments ont été réduits à néant, ils ont alors demandé l'abandon du pouvoir ou l'exil de Saddam Hussein et c'est à ce moment-là, qu'ils ont admis la seule et réelle vérité : nous voulons occuper le territoire irakien quoi qu'il arrive et décider qui va le gouverner. C'est la démocratie planétaire, nous dit-on. Les mêmes opérations manipulatrices de désinformation que Hitler a utilisé contre la Tchécoslovaquie, l'Autriche et la Pologne. Le même type d'excuses changeant au fur et à mesure qu'elles étaient anéanties.
Autre ressemblance : le mépris de la communauté internationale et de l'opinion publique mondiale. Hitler a détruit la Société des Nations fondée en 1919. Bush a réduit en miettes les Nations unies, obtenant contre lui la plus grande opposition à un pays depuis la fondation de l'ONU en 1945 : 170 pays contre la guerre, seulement 30 pays en sa faveur, la plupart d'entre eux des nations émergentes de l'ex-Union soviétique et qui se vendent au plus offrant.
Mais la plus grand défaite diplomatique depuis la fondation de l'ONU n'a été un obstacle ni pour l'un ni pour l'autre. Pour Hitler, le refus et la colère des peuples du monde contre son action ont été sans importance. Bush veut surpasser le Teuton. Les manifestations contre lui - sans précédent sur la planète -, se transforment en musique guerrière à son ouïe wagnérienne. Face à lui, il y a l'esprit de Seattle qui a fondé en 1999 le mouvement anti-mondialisation et pacifiste le plus imposant de l'histoire universelle. Mais rien ne l'arrête.
C'était révoltant de voir comme on a traité Hans Blix, chef des inspecteurs de l'ONU, avec ses 75 ans qui devraient inspirer le respect, originaire de cette merveilleuse ville glacée d'Uppsala, dans une Suède social-démocrate, un digne adepte des traditions démocratiques du martyr Olof Palme.

Le mépris envers les gens et leurs droits est le moteur de son humanisme

Écoutons le maréchal Goering devant ses juges à Nuremberg : « Naturellement, les gens ne veulent pas la guerre, mais après tout, ce sont les dirigeants d'un pays qui déterminent la politique, c'est facile ensuite d'entraîner le peuple. Qu'il dispose de la liberté d'expression ou pas, on peut amener le peuple où l'on veut et lui faire ce que veulent les gouvernants. C'est très facile. Il suffit de leur dire qu'ils sont en train d'être attaqués et de dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme qui met le pays en danger. » Ces paroles sont du nazi Goering en 1945 et non celles de Bush. La seule différence, c'est que le nazi Goering l'a dit en allemand et Bush en anglais.
L'invasion d'une nation souveraine qui n'avait agressé personne avait besoin d'une légitimation éthique, bien qu'illicite : renverser le tyran Saddam Hussein et imposer par la force un gouvernement « démocratique et populaire ». Tout cela semble très beau, même si la communauté internationale et les normes qui la régissent en soient le prix à payer.
Mais cela n'est pas vrai. Personne ne met en doute que Saddam Hussein est un sinistre dictateur, qui a assassiné son peuple et que son parti socialiste Bass, n'a rien de socialiste du tout. Mais qui va croire que Bush va instaurer la « démocratie » en Irak, alors que ses prédécesseurs qui ont administré l'Amérique, moins nazis que lui, ont envahi et occupé pendant des années et des années des nations souveraines et ont installé des dictatures féroces qu'ils ont soutenues et protégées contre leur propre peuple ? Par exemple Somoza au Nicaragua, Duvalier en Haïti, Trujillo en République Dominicaine, Pinochet au Chili. Tout comme les régimes fantoches et despotiques qui furent imposés par les nazis lors de l'occupation de l'Europe, y compris la France anti-de Gaulle du maréchal Pétain.
Hitler a envahi l'Europe à la recherche de son Lebensraum, pour étendre son territoire et satisfaire son besoin en matières premières et soutenir le développement économique allemand servant à l'édification du nouvel empire germanique, qui vengerait l'affront du Traité de Versailles. De la même façon Bush va à la recherche de son propre Lebensraum. Un Lebensraum qui dans notre monde d'aujourd'hui ne se mesure plus par la quantité de kilomètres de territoire physiquement occupés, mais par la domination économique et politique qu'on exerce sur ces lieux, dirigée à partir de lointains centres financiers.

Les objectifs de notre nouvel Hitler sont multiples.

Le pétrole

En premier lieu, s'approprier le réservoir d'essence du capitalisme mondial qui n'est autre que le golfe Persique. Bush sait très bien que dans dix ans, le pétrole produit par son pays, locomotive commerciale du monde, s'épuisera irrémédiablement. Dans quarante ans il n'existera plus de pétrole sur la planète. C'est une course contre la montre. Selon la Statistical Review, la découverte de nouveaux gisements pétroliers énergétiques diminue de manière préoccupante. Elle a augmenté seulement de 5% contre 45% lors de la décade antérieure. Les 65% de réserves sont situées au Moyen-Orient. Des 77 millions de barils produits chaque jour dans le monde entier, les États-Unis en consomment vingt millions quotidiennement, mais seulement dix millions sont produits par les Nord-Américains. Ils sont donc tributaires des autres pour rester une superpuissance. L'objectif de l'attaque en Irak, deuxième réserve mondiale pétrolière, était de contrôler ces gisements, contrôler leur prix et leur production. Ne parlons plus d'armes cachées ni de n'importe quoi. Comme l'a dit l'écrivain Eduardo Galeano, si l'Irak était un producteur de radis au lieu de pétrole, qui aurait eu l'idée de l'envahir ?

Pour Bush, le pétrole est là. Il n'y a qu'à le prendre et se servir. Il ne sait pas qu'il peut s'étouffer en mangeant.

Le deuxième coup de Bush consiste à discipliner son allié, l'Arabie Saoudite, premier producteur mondial de pétrole et la plus grande réserve énergétique du monde, dont les prix ne conviennent pas aux intérêts américains. Le troisième objectif, tel que révélé en février de cette année par John Bolton, sous-secrétaire d'État, c'est envahir l'Iran et la Syrie qui, avec la Corée du Nord, constituent « l'axe du mal » et si la situation est favorable, inclure la Libye dans ce saint des saints. Le quatrième pas consiste à détruire l'OPEP et à s'approprier les combustibles fossiles du monde. S'il n'arrive pas à exproprier les gisements fossiles et ne trouve pas à temps de solutions alternatives énergétiques, le capitalisme américain devra modifier le modèle de consommation de son peuple et il risque de perdre le point d'appui de son hégémonie mondiale. Le cinquième objectif est représenté par les fructueuses affaires de la reconstruction de l'Irak sur lequel vont se jeter les quelque 500 transnationales qui contrôlent le monde, la plupart américaines. Le sixième objectif n'est pas moins important et il se nourrit des enseignements de Lord Keynes : utiliser l'industrie militaire pour sortir de la profonde récession dans laquelle est plongée l'économie américaine dont le taux de croissance est zéro. N'oublions pas qu'une guerre ne se gagne pas quand on a imposé la suprématie militaire sur l'adversaire, mais lorsqu'on obtient les bénéfices économiques qui sont la quintessence et la raison de son déclenchement.

Imposer la suprématie du dollar face à l'euro

On ne peut pas continuer sans mentionner le dernier objectif et peut-être le plus important de cette guerre : imposer la suprématie du dollar face à l'euro, qui ces derniers temps n'a pas arrêté de donner une raclée au dollar sur divers fronts inattendus, mettant en danger le privilège et l'importance américaine dans la commercialisation du pétrole. Le dollar a chuté ces derniers mois par rapport à l'euro de 17%, chiffres inimaginables depuis la création de la monnaie unique européenne. La décision iraquienne de libeller 10 milliards de dollars de leurs réserves en monnaie européenne a contribué à cette dépréciation et a provoqué une secousse sismique pour le dollar. C'est une raison de plus pour attaquer l'Irak, car un gouvernement fantoche et à la solde des États-Unis renverra sûrement ce montant en zone dollar. La Russie libelle ses opérations pétrolières en euros ; l'Iran et d'autres pays de l'OPEP sont en train d'étudier la possibilité d'abandonner le dollar pour l'euro. Les économistes prévoient que si cela arrive, il se produira une dépréciation inusitée du dollar qui fera plonger la valeur des actifs américains, provoquant l'effondrement du géant aux pieds d'argile comme dans les années trente.

L'invasion est aussi due au besoin d'un nouveau partage du monde après l'échec des accords de la triade (États-Unis, Europe et Japon) en 1998 sous les auspices de l'OCDE à Paris et ceux de la réunion de l'OMC à Washington. Il n'y a pas eu d'accord pour la répartition du marché mondial menacé par une diminution du pourcentage du produit brut mondial, qui à la fin du siècle dernier avait atteint un degré de concentration de 50 % dans les mains des membres de la triade et de ses transnationales. L'échec du néolibéralisme pour maintenir le plus grand taux d'exploitation de nations dépendantes, la fatigue et la décadence de l'hégémonie unipolaire et la possibilité relativement proche d'une crise mondiale qui transformerait l'arrogante domination d'aujourd'hui en une hégémonie en haillons, tous ces enjeux sont à l'origine de cet acte de piraterie internationale.
L'Europe n'a pas accepté cette répartition et a attaqué avec son euro. Les États-Unis ont répliqué avec l'instinct des bêtes et s'ils parviennent à contrôler les lacs d'or noir, ils auront du pétrole bon marché et abondant pendant que leurs alliés le paieront cher et ne l'obtiendront qu'au compte-gouttes et leurs économies en souffriront.
Voilà le plan de guerre. C'est le même objectif de domination économique qui a poussé Hitler dans les bras de Mars, avec la devise : « Occuper, administrer, exploiter ». De là à dire que Bush y parviendra, il y a un long chemin. Surtout si l'on sait que cette guerre, pour la première fois, il devra la financer économiquement tout seul. L'invasion précédente de l'Irak avait été légitimée par la communauté internationale et payée par tous les pays. Cette fois-ci, il s'agit d'une invasion illégitime, un crime de lèse-humanité contre le monde civilisé, et les États-Unis la paieront seuls, sauf une petite partie qui sera prise en charge par le Royaume-Uni du renégat Blair. Tout cela représente beaucoup d'argent. Suffisamment pour déstabiliser encore un peu plus le maître de la petite machine à faire des dollars, installé dans le Département du Trésor de la nation la plus endettée de la planète : les États-Unis d'Amérique.

La stratégie militaire nazie

Une fois déterminés les objectifs royaux, Bush et sa bande de faucons ont patenté la stratégie militaire nazie : la tristement célèbre Blitzkrieg - la guerre éclair - avec laquelle les nazis ont dévasté l'Europe, combinant des attaques de divisions entières de tanks Panzers, appuyés par des vagues d'avions et des pièces d'artillerie. Les temps changent et la blitzkrieg nazie s'est transformée en super-blitzkrieg américaine, mais la modalité inventée par les maréchaux d'Hitler est la même que celle de Bush, bien qu'avec une puissance de feu mille fois supérieure.
Une autre ressemblance : le déséquilibre des forces en présence. L'invasion nazie de la Tchécoslovaquie et de la Pologne, où la cavalerie polonaise s'est heurtée à des tanks allemands après avoir été décimée par l'aviation, n'est rien en comparaison avec la puissance de feu infernale de la plus grande broyeuse technologique de l'histoire, comme si les Polonais s'étaient défendus avec des frondes face à la Luftwaffe de Goering. Lors de la première invasion de l'Irak, les pertes irakiennes se sont montées à 120 000 hommes contre 137 Américains morts et 7 disparus. Mise à part la Garde républicaine de Saddam, l'armée irakienne n'est plus composée que par des paysans faméliques sans entraînement, ni technologie, ni armement adéquat, face à plus de 300 000 soldats entraînés année après année pour tuer sans se poser de questions.
Que peut faire un pays qui a un budget militaire de 1400 millions de dollars contre un autre qui investit 400 000 millions de dollars annuellement dans ses Forces armées ? Et comme si cela n'était pas suffisant, Bush vient de demander encore quelque 75 000 millions de dollars de pourboire pour ce massacre. Il promet en échange que le butin de guerre compensera largement l'investissement.
Avant de commencer le massacre, l'armée irakienne a été saignée comme on saigne un taureau de combat quand il pénètre dans l'arène pour que le toréador coure moins de risques. Une décade de sanctions économiques, d'embargos, de manque de pièces de rechange, une armée sans avions, avec un nombre de tanks limité, peu de batteries anti-aériennes et seulement équipée de vieux fusils d'assaut AK-47, toutes ces mesures ont mis à genoux le taureau iraquien. Le toréador n'a plus qu'à plonger son épée et attendre l'agonie. Cependant les nouvelles du front ont démontré que, même saigné, le taureau a chèrement vendu sa peau.
Le vagabond viennois devenu prophète de la race aryenne, Adolf Hitler, a attaqué sans respect les grands trésors de l'humanité, détruisant des villes magnifiques, des cultures irrécupérables et des monuments fantastiques créés par l'être humain au fil des siècles. Imitant le protégé de sa famille, George Bush est entré à grand fracas dans le berceau de l'humanité, la Mésopotamie, l'Irak d'il y a 8 000 ans, « le pays entre les fleuves ». C'est là qu'est né le premier État, la première civilisation agraire et que l'écriture cunéiforme a été inventée. Dans le pays de la légendaire bibliothèque de Ninive, celui de la Tour de Babel, des jardins suspendus de Babylone, entre l'Euphrate et le Tigre, Bush se lance sans miséricorde dans la première guerre préventive du XXIe siècle. Il devra répondre lui aussi pour les trésors culturels qu'il a rasés. Son homo demens devra rendre des comptes à l'homo sapiens. Comme ce fut le cas pour Hitler et ses complices qui ont dû rendre des comptes à l'histoire au procès de Nuremberg.
L'ambassadeur des États-Unis d'Amérique en Uruguay dit dans son communiqué de presse en guise de réponse au journal La República être consterné par la comparaison de son président avec Hitler. Il explique que Bush est en train de faire en Irak la même chose qu'ont fait les USA en libérant l'Europe du nazisme.
Je pense que c'est une insulte à l'intelligence que de comparer le brillant auteur du New Deal, Franklin Delano Roosevelt, avec cet énergumène du pouvoir qui tue les idées au nom des idées, et les hommes avec.
Roosevelt est entré en guerre avec la légitimité que lui conféraient tous les peuples confrontés à la barbarie nazie. En premier lieu, le peuple soviétique qui a sacrifié sur l'autel du Moloch germanique trente millions de ses meilleurs hommes, femmes et enfants pour changer le cours de la guerre quand le Troisième Reich était encore invaincu. Bush fait comme Hitler et non pas comme Roosevelt. Bush viole toutes les lois internationales, il affronte les Nations unies et comme Hitler il envahit une nation pratiquement désarmée qui ne l'a attaqué à aucun moment.
De plus, il convient de préciser par rapport à ladite libération de l'Europe par les États-Unis, à travers le don héroïque de la vie des soldats américains, que l'entrée dans la conflagration fut très tardive, presque à la fin du conflit quand l'Allemagne était déjà usée par la résistance soviétique, qui se mesurait alors seule aux 95 % du potentiel militaire nazi concentré sur le front oriental. Les États-Unis furent les seuls bénéficiaires de la Deuxième Guerre mondiale, pendant et après le conflit. Pendant, comme l'explique si bien Heinz Dieterich dans La Republica, parce qu'ils développèrent, loin des champs de bataille, leur industrie et leur agriculture en augmentant les salaires réels de 1941 à 1945 de 27 %, en générant dix-sept millions de nouveaux postes de travail et en offrant en 1944 davantage de produits et services à leur population qu'avant la guerre. Après la guerre, ils demandèrent le prix de leur participation multipliée par dix. À Yalta, ils s'érigèrent en première puissance de la planète, prenant la place de l'Angleterre, bien que craignant aussi, il est vrai, l'Union Soviétique, son nouvel adversaire historique.
Et de même que nous affirmons qu'il est insultant de comparer Bush à Roosevelt, il convient de préciser qu'il ne faut pas non plus confondre les pères fondateurs de la démocratie américaine, ces héros de la liberté, George Washington, Abraham Lincoln, Thomas Jefferson, avec ce pédagogue du crime, ce plouc de la mort, qui à la télévision ne peut cacher son expression sournoise de lâche. Charles de Gaulle, courageux rebelle de la France anti-nazie, demandait un jour au grand philosophe Jean Guitton : « Qu'est-ce la lâcheté, maître ? » À ce puits de sagesse de répondre : « La lâcheté, Général, c'est de rechercher l'approbation et non la vérité ; les médailles et non l'honneur, la promotion et non le service rendu ; le pouvoir et non le salut de l'humanité. » Que cette réponse s'applique bien à notre nouvel Hitler qui dit défendre les Droits humains des Irakiens, alors qu'il se spécialise dans leur conversion en déchets humains !
Mais ce comportement nous surprend-il vraiment de la part d'un dirigeant qui nie ne pas vouloir sauver la planète de la dévastation en refusant de signer les protocoles de Kyoto, approuvés à l'unanimité par la communauté internationale ? Un dirigeant qui a rejeté le contrôle des armes bactériologiques parce qu'il estimait que l'accord pour éviter la prolifération de ces arsenaux portait préjudice à son pays. Un dirigeant qui exige des nations indépendantes qu'elles signent un document dans lequel elles renoncent à leur droit de juger des citoyens américains pour des délits commis à l'étranger. Un dirigeant qui refuse de signer et de participer à la Cour Pénale Internationale, créée récemment par la communauté mondiale pour juger les crimes de l'humanité. En rejetant une institution approuvée par plus de 190 pays, avec seulement 7 pays contre, son vote coïncide avec celui du pays envahi, l'Irak, qui lui non plus ne veut pas qu'il existe dans le monde une Cour Pénale de dix-huit jurés indépendants pour empêcher légalement que des crimes de guerre continuent à être perpétrés, tant par le gouvernement des États-Unis que par celui de l'Irak.
Que peut-on attendre d'un dirigeant qui, dans son propre pays, berceau des traditions démocratiques, a suspendu les droits civils, instauré la censure, les listes noires, l'élimination de l'Habeas corpus, droit pour lequel tant de générations ont donné la vie, imposant des jugements clandestins, des prisons secrètes, et le délit d'opinion, plongeant ainsi sa société dans la nuit noire du marasme le plus anachronique ?

Nationalisme et faux patriotisme

Malgré tout, il dispose actuellement d'une importante majorité silencieuse dans son propre pays en faveur de l'horreur de la guerre, au beau milieu d'une gigantesque panne intellectuelle dans la société américaine, provoquée par la désinformation, la déformation de la réalité érigée en système, la douleur légitime après l'attaque criminelle contre les Tours Jumelles qui a fait périr près de quatre mille êtres humains, et un nationalisme attisé par le Tartuffe de la Maison-Blanche. Le nationalisme et le faux patriotisme constituent un lien supplémentaire, une ressemblance de plus, le chaînon qui unit Bush à Hitler. Ce type de nationalisme est le dernier refuge des canailles qui sont soutenues par la culture des ignorants. Albert Einstein le décrivait fort bien : « Le nationalisme est une maladie infantile, la rougeole de l'humanité. »
Mais un mouvement populaire commence enfin à se développer depuis la base, la racine, dans les meilleures traditions civiles du peuple américain, pour s'exprimer dans les grandes villes, pour arrêter, avec l'énergie mentale engendrée par la conviction d'avoir raison, les crimes en série que la plus monstrueuse iniquité belliqueuse des dernières décennies est en train de construire. Le peuple américain, lentement il est vrai, commence à comprendre que « la liberté ne peut être fertile pour les peuples qui ont le front tâché de sang ».

Qui se décidera à arrêter ce psychopathe ?

C'est la question qui circule à travers toute la planète.

Les Nations unies n'ont pas pu le faire. L'OTAN non plus. Leurs alliés européens ont été trompés et humiliés. Mais du fin fond de l'histoire, l'antidote commence son incubation. Tous les empires et leurs prophètes ont glissé d'une victoire à l'autre jusqu'à leur écroulement final. Et cet empire tout comme son empereur, à qui il importe peu de gagner l'esprit et les cœurs des peuples du monde, qui est sourd ou feint la démence face à la révolte énorme du sens commun, devant le grand gémissement des sociétés sorti des entrailles exaspérées des multitudes, qui se sont jetées sur les routes du monde entier, clamant pour la paix et la cessation du massacre, cet empereur devra finalement comprendre que dans cette croisade le vainqueur n'obtiendra que les dépouilles.
Les hommes comme Bush pensent que les crimes s'enterrent et s'oublient. Ils se trompent car le souvenir des crimes survit. Les gens en ont assez de la violence. Ils en ont assez des vendettas misérables des uns contre les autres. Ils veulent mettre fin à l'ère des assassinats. Si on les conduit vers des impasses, ils réagiront.
Le discours sinistre du maître et de l'esclave se termine presque toujours par la férocité de l'esclave qui n'a plus rien à perdre. Spartacus dixit. La protestation continue dans tous les recoins de la planète. Il n'y a jamais eu d'empire aussi orphelin de soutien que celui incarné aujourd'hui par ce toxicomane du pouvoir. Cet immense mouvement mondial contre Bush seulement comparable au mouvement mondial contre Hitler fait face au strabisme classique des messies qui les empêche de voir la réalité. Le strabisme est une disposition vicieuse et malsaine des yeux qui fait que les deux axes visuels ne se dirigent pas en même temps sur le même sujet. Ils voient la réalité déformée.
Le chuchotement de millions de personnes peut se transformer en bras qui arrêteront cette folie.
Il ne faut pas avoir peur de ces géants qui ignorent les lois de l'histoire. Ils sont plus rusés qu'intelligents. C'est ce qui les renvoie au monde des dinosaures, ces animaux gigantesques qui avaient développé un corps énorme pour une tête minuscule. Quand les grands changements climatiques sont arrivés, leurs minuscules têtes n'ont pas su s'adapter. Contrairement aux moustiques.

Il existe un proverbe allemand qui se réfère à Hitler ainsi : « Quand tu vois un géant, étudie d'abord la position du soleil, il pourrait en fait s'agir de l'ombre d'un nain. » Nous ne savons pas encore quelle est la part de géant et quelle est la part de nain de notre nouvel Hitler.
Souvenez-vous de Gandhi, cet incendie moral qui alerta les consciences. Avec sa seule voix et sa conduite non-violente, il a mis à genoux l'empire le plus important de son époque. Gandhi disait que le silence des bons est le grand mal perpétré par les mauvais. Ce silence n'existe plus aujourd'hui. Tous les peuples, ceux des pays riches comme ceux des pays pauvres, gouvernés par la droite ou par la gauche, tous à l'exception de celui qui habite le pays agresseur, qui commence peu à peu à sortir de sa torpeur, tous ont pris conscience que pour la première fois au XXIe siècle, la guerre, en tant que croisade irrationnelle, peut changer l'humanité. Ils savent qu'une guerre injuste est une catastrophe qui paralyse et sclérose la rencontre de l'être humain avec l'humanité. Ils unissent leurs mains planétaires pour dire au tueur à gages de la Maison-Blanche qu'il existe une vie et une race moins sordide que la sienne. Et qu'il vaut la peine que nous nous levions pour la défendre.

Ceci est ma réponse, Monsieur l'Ambassadeur.

Montevideo, Uruguay, le 30 mars 2003.



12/02/2004

Citation de Robert

"Les Etat-Unis eux-mêmes, par leur tendance croissante à agir de manière unilatérale et sans respect pour les préoccupations des autres, est devenu un état voyou."
Robert MacNanara, secrétaire à la défense étatsunien de 1961 à 1968
paru dans l'International Herald Tribune du 26 juin 2000.

Citations de Chomsky

"Les européens devaient leur succès à leur maîtrise des moyens de la violence et à leur immersion dans cette culture. La guerre en Inde, c'était encore du sport écrit John Keay: en Europe c'était devenu une science."

"Les européens combattaient pour tuer et ils avaient les moyens de satisfaire leur soif de sang. Dans les colonies américaines, les indigènes étaient abasourdis pas la férocité des Espagnols et des Britanniques. Pendant ce temps, à l'autre bout du monde, les peuples d'Indonésie étaient tout aussi atterés par la rage d'anéantissement qui caractérisait les guerres menées par les européens ajoute Parker ... Ce fut grâce à leur supériorité militaire et non à un quelconque avantage social, moral ou naturel que les Blancs parvinrent à créer et à maintenir (...) la première hégémonie mondiale de l'histoire."

"Le monde colonial a rempli sa fonction première de lien pourvoyeur de croissance pour les premières accumulations de capitaux. Il a favorisé
le transfert des richesses coloniales vers les métropoles qui se sont ensuite battues pour s'approprier les excédents coloniaux."

Extraits de: Noam Chomsky. L'an 501 La conquête continue. Éditions Écosociété. Montréal.


10/02/2004

Citation d'Hermann

Sans vouloir faire des parallèles osés, il y a 50 ans, Goering disait à Berlin:

"Die Leiden des Krieges sind nur die Wehen einer Neuen Welt in Frieden, unsere Welt, unsere Ordnung, unserer Friede."

(les malheurs de la guerre ne sont que les douleurs d'accouchement d'un nouveau monde en paix, notre monde, notre ordre mondial, notre paix").



08/02/2004

Citation de Jean Rostand

Il est permis de se demander, hélas ! si le fanatisme, par le jeu même de ses méthodes, ne confère pas une survie préférentielle dans la concurrence des groupes.

La bonne foi, le scrupule, le respect de l'homme, etc., seront peut-être demain des caractères létaux.